Présentation des différentes étapes au cours d’une séance type d’ostéopathie énergétique chez l’animal.

Les diverses techniques employées sont détaillées, de même que les formations professionnelles dont elles sont issues si d’éventuels thérapeutes (pour humains et animaux) souhaitent s’initier.

Merci à Marou et Olivier pour leur coopération et disponibilité !

Remarque : Pas de motif de consultation particulier.

La FTM, Force de Traction Médullaire représente la tension exercée entre le cadre osseux et le système d’arrimage de la moelle épinière.

Cette dernière étant moins sensible à l’hormone de croissance que les structures osseuses avoisinantes, il se produit un différentiel dans leur développement respectif plus ou moins important selon l’espèce : par exemple la moelle se termine à la 2e vertèbre lombaire chez l’Homme, au sacrum chez le cheval.

Ceci induit une traction physiologique qui amortit les répercussions des différents mouvements de la colonne vertébrale sur la moelle épinière.

Ce système de fixation est assuré caudalement par le filum terminale, qui correspond au prolongement de la moelle épinière entouré de pie-mère (méninge interne), traversant la dure-mère (méninge externe) pour s’insérer au niveau des premières vertèbres coccygiennes.

Ainsi, son utilisation diagnostic, ses implications et son traitement sont spécifiques.

Ils diffèrent des approches traditionnelles vues en ostéopathie crânio-sacrée qui se focalisent sur les insertions de la dure-mère uniquement.

De ce fait, ni les techniques pratiquées depuis la dure-mère, ni les postures ou étirements de la colonne n’ont un impact sur la FTM, ce qui est problématique lorsqu’elle devient pathologique (le plus fréquemment en excès dans certaines zones du corps).

C’est principalement le cas en période de croissance ou à la suite d’un choc physique ou émotionnel.

> Sa prise en compte dans le domaine ostéopathique semble aujourd’hui un incontournable. <

En France, les recherches portées à son sujet furent menées par Patrick Chêne.

Cette approche novatrice, qui fait partie d’un complexe tenségritif plus large, est maintenant reconnue dans le domaine de l’ostéopathie animale. Elle est quasi inexistante en ostéopathie humaine.

Pourtant, les praticiens en thérapies manuelles ont tout à gagner en s’initiant à cette pratique, tant son implication dans les processus de compensation/décompensation est grande dans le schéma corporel du patient.

Aujourd’hui, cela représente ¾ de mes consultations (humaines et animales confondues); elle est même dysfonctionnelle dans plus de 80% des cas chez les cavaliers lors de la première consultation (activité physique à haut risque traumatique) !

Pour plus de détails sur la FTM, voici la thèse rédigée par Amandine BOISSELEAU vétérinaire, à découvrir en pdf ici.

Le déroulé tissulaire décrit ci-dessus s’associe facilement avec les pratiques de biodynamie, ou encore l’utilisation des sons pour des techniques dites vibratoires (dont le chant diphonique, également enseigné par P. Chêne et dans la formation FREA proposée par Fanny Marchal, présentée plus loin).

Ce déroulé s’accompagne des techniques biodynamiques, afin de permettre l’évacuation du vécu émotionnel congestionné au niveau diaphragmatique.

Déroulé des MTLA (Mouvements Tissulaires Lents et Asymétriques) entre l’iliaque et le complexe foie/estomac. Ils correspondent aux mémoires inscrites dans le plan physique de ces structures.

Chaque déroulé tissulaire est complété par l’outil le plus adapté dans ce contexte précis de soin.

Ici il y a eu les sons/vibrations, la biodynamie, les MTLA et la libération somato-émotionnelle.

Cette dernière est pratiquée selon la philosophie daoïste : reconnaître, accueillir, puis laisser partir l’émotion.

Chez l’animal, naturellement plus conscient de son astral, ce processus se produit sous forme de communication animale intuitive.

Quelque soit la méthode employée, le thérapeute suit le mouvement proposé par les tissus et n’intervient pas personnellement; il sert de support à la structure qui se déroule.

La pratique, guidée par le Senti, permet de cumuler plusieurs techniques pour un art thérapeutique en perpétuelle évolution; innovant, ingénieux et propre aux « couleurs » de chaque praticien selon sa palette d’outils thérapeutiques.

Sans protocole standardisé, il offre une grande liberté dans le soin : C’est une ouverture au champ de tous les possibles, tout étant ciblé et spécifique à ce patient, dans ce soin, à cet instant.

Cette réharmonisation permet l’intégration du soin : l’animal a pris conscience des zones de son corps qui étaient dysfonctionnels, il peut réintégrer un nouveau schéma corporel incluant les libérations tissulaires effectuées.

C’est l’équivalent d’une reprogrammation neuro-sensorielle : l’animal réalise que telle zone du corps, tel mouvement ne reproduit plus les mêmes sensations, les mêmes gênes, les mêmes douleurs qu’auparavant.

L’exemple de Marou vous est présenté car le lien entre les dysfonctions retrouvées et son vécu chaton est direct, malgré des faits plutôt anciens (>1an 1/2).

Ce n’est pas toujours aussi simple; il existe de nombreux cas d’animaux amenant sur des libérations émotionnelles d’éléments apparemment anodins (Castrations, mise bas, changement de lieux de vie, de propriétaires, …).

C’est pourquoi la thérapie par le Senti énergétique me paraît indispensable dans les soins, d’autant plus quand ils sont en lien avec le corps astral/émotionnel.

Cela limite le risque de projections, d’interprétations anthropomorphiques inadaptées propres aux schémas issus d’une logique typiquement mentale.

Le mental n’est d‘aucune utilité pour gérer les problématiques astrales, il détournerait la consultation de son but initial (tel qu’une libération émotionnelle).

Le Senti, cette faculté intuitive dont l’humain est pourvu, permet de court-circuiter un raisonnement limité/limitant pour se focaliser sur l’essentiel : ce que l’on peut faire aujourd’hui et maintenant pour le patient, avec efficacité et sobriété.

En conclusion, il existe des formations professionnelles pour s’initier à une approche tenségritive du patient humain et animal, dont la FTM fait partie.

Elles sont proposées soit directement par Patrick Chêne en Ariège,

soit au sein de la Collégiale (Chanas, en Isère) :

Adelhart propose des formations en biodynamie/ostéopathie énergétique Ostéodyna pour les patients humains; Animodyna pour les animaux.

Fanny Marchal et la formation FREA aborde un cursus complet et varié pour les animaux (l’approche tenségritive et la FTM, le chant diphonique, la communication animale, etc).

Adelhart et Fanny ouvrent une nouvelle formation à la suite de l’ostéodyna afin d’initier les thérapeutes pour patients humains à la FTM et l’approche tenségritive: Dynamique Tenségritive.

Enfin, l’initiation au Senti, la pratique des MTLA et d’autres pratiques non-appliquées dans cet exemple-ci mais tout aussi profitables pour une prise en charge holistique du patient dans ces 3 corps énergétiques (physique, émotionnel, mental) sont enseignés dans la formation d’Energétique Globale, également à la Collégiale avec Hamainya.

A lire également

Un Commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.